LES CAUSES D’ALOPÉCIE
Comprendre la perte de cheveux
L’alopécie désigne une diminution de la densité des cheveux, elle peut être partielle ou totale. L’alopécie peut avoir des causes variées et toucher aussi bien les hommes que les femmes. Il est essentiel pour le médecin d’identifier le type d’alopécie afin de proposer un traitement adapté.
L’alopécie androgénique ou androgénétique
C’est la forme la plus fréquente d’alopécie, son origine est hormonale et génétique.
L’origine de ce phénomène est double : la réceptivité des follicules pileux aux hormones mâles (androgènes) et la prédisposition génétique des cheveux à subir cette stimulation. Lors de l’alopécie androgénique, on observe une sensibilité hormonale particulière des follicules pileux à la dihydrotestostérone (forme active de la testostérone).
Cette alopécie est progressive et touche principalement les hommes (calvitie masculine) mais aussi certaines femmes.
Un facteur hormonal : l’influence de la DHT
Sous l’action d’une enzyme appelée la 5-alpha-réductase, la testostérone est transformée en dihydrotestostérone (DHT), une des formes actives de la testostérone.
- Une miniaturisation progressive des follicules pileux
- Une réduction de la phase anagène
- Une diminution de la vascularisation des follicules pileux
Résultat : les cheveux deviennent plus fins, plus courts et finissent par ne plus repousser.
Un facteur génétique
L’alopécie androgénétique est souvent héréditaire, transmise aussi bien par la lignée paternelle que maternelle. Certains cheveux ont une prédisposition génétique à subir les effets de la DHT. Il existe une topographie au sein de laquelle les cheveux ont cette sensibilité : il s’agit des tempes et du sommet du crâne chez l’homme et du sommet du crâne chez la femme.
Ce processus de miniaturisation des follicules pileux est progressif et irréversible en l’absence de traitement. Il commence souvent dès l’âge de 20 à 30 ans chez les hommes et après la ménopause chez les femmes, moment où l’on observe des modifications hormonales.
Les autres types d’alopécie
L’alopécie diffuse
Elle se caractérise par une perte de cheveux uniforme sur toutes les régions du cuir chevelu. Cette chute peut survenir dans la phase de croissance (effluvium anagène) ou la phase de chute (effluvium télogène).
Effluvium anagène
Chute brutale des cheveux lors de leur phase de croissance, souvent causée par chimiothérapie, toxines (arsenic), ou radiothérapie.
Effluvium télogène
Les cheveux passent prématurément en phase télogène, avec une chute 3 mois après le facteur déclenchant (stress, carence, grossesse, troubles hormonaux).
La pelade
D’origine auto-immune, elle entraîne une chute soudaine par plaques. Elle peut affecter le cuir chevelu, la barbe, les sourcils, et évoluer vers une alopécie totale. Une repousse spontanée est possible mais les rechutes sont fréquentes. L’examen au dermatoscope permet de confirmer le diagnostic avec les cheveux en point d’exclamation.
Les alopécies cicatricielles
Ces alopécies résultent de la destruction des follicules pileux et leur remplacement par du tissu cicatriciel. Elles sont irréversibles et peuvent être :
- Auto-immunes : lupus, lichen plan, pseudo pelade de Brocq, sclérodermie…
- Infectieuses : zona, acné chéloïdienne, teigne…
- Tumorales : bénignes ou malignes (carcinome, lymphome…)
La trichotillomanie
Comportement compulsif consistant à s’arracher soi-même les cheveux de manière répétée.
L’alopécie de traction
Provoquée par des coiffures trop serrées (tresses, queues de cheval, extensions…), cette alopécie est due à une tension excessive exercée sur les follicules pileux.
