Je perds mes cheveux
La chute de cheveux est une préoccupation fréquente, aussi bien chez les femmes que chez les hommes, et peut avoir un véritable impact sur la confiance en soi. Qu’elle soit diffuse, localisée ou saisonnière, elle peut être secondaire à une pathologie, un facteur hormonal ou encore une prédisposition génétique. A la clinique du Dr Ferry à Nancy, une approche médicale personnalisée permet d’identifier les causes précises de la perte de cheveux afin d’y apporter une réponse adaptée et durable.
Comprendre la physiologie du cheveu
Le cheveu participe à de nombreuses fonctions physiologiques : barrière de protection des UV, thermorégulation et protection du crâne. C’est également un marqueur d’identité sociale majeur. Depuis la nuit des temps, la chevelure tient une place prépondérante dans toutes les civilisations du monde, elle est considérée comme un symbole de force et de séduction.
Le fonctionnement du cheveu est très complexe, il présente un cycle continu, asynchrone et aléatoire de phase de croissance et de régression. Il est constitué, comme le poil, d’une tige de kératine, pousse par la racine et sa croissance se fait par cycles. Son cycle de vie dure de 2 à 4 ans chez l’homme et de 4 à 6 ans chez la femme, il se déroule en trois phases successives :
- Phase anagène (croissance) : concerne 85 % de nos cheveux. Ils poussent d’environ 1 cm par mois et cette période dure généralement de 3 à 6 ans.
- Phase catagène (involution) : dure environ 3 semaines, le cheveu cesse sa croissance.
- Phase télogène (chute) : dure en moyenne 3 mois. Environ 12 % de nos cheveux sont à cette phase. Ils se détachent du follicule pileux pour tomber naturellement. Un nouveau cheveu prend ensuite racine dans le follicule et le cycle recommence.
Dans une vie, 25 cycles pilaires sont programmés. On dénombre chez l’homme de 100 000 à 150 000 cheveux. À l’état physiologique, il existe une chute quotidienne d’environ 50 cheveux, avec des variations saisonnières. On parle d’alopécie quand la chute dépasse 100 cheveux par jour. La calvitie désigne l’absence partielle ou totale des cheveux, c’est le résultat de l’alopécie.
Les causes de l’alopécie
L’alopécie désigne une diminution de la densité des cheveux, elle peut être partielle ou totale. L’alopécie peut avoir des causes variées et toucher aussi bien les hommes que les femmes. Il est essentiel d’identifier le type d’alopécie afin de proposer un traitement adapté.
L’alopécie androgénique ou androgénétique
C’est la forme la plus fréquente d’alopécie, son origine est double : la réceptivité des follicules pileux aux hormones mâles (androgènes) et la prédisposition génétique des cheveux à subir cette stimulation. En cas d’alopécie androgénique, on observe une sensibilité hormonale particulière des follicules pileux à la dihydrotestostérone (forme active de la testostérone).
Cette alopécie est progressive et touche principalement les hommes (calvitie masculine) mais aussi certaines femmes. Elle est principalement causée par deux facteurs :
- Un facteur hormonal : l’influence de la DHT. Sous l’action d’une enzyme appelée la 5-alpha-réductase, la testostérone est transformée en dihydrotestostérone (DHT), une des formes actives de la testostérone. En découle une miniaturisation progressive des follicules pileux, une réduction de la phase anagène et une diminution de la vascularisation des follicules pileux. A terme, les cheveux deviennent plus fins, plus courts et finissent par ne plus repousser.
- Un facteur génétique. L’alopécie androgénétique est souvent héréditaire, transmise aussi bien par la lignée paternelle que maternelle. Certains cheveux ont une prédisposition génétique à subir les effets de la DHT. Il existe une topographie au sein de laquelle les cheveux ont cette sensibilité : il s’agit des tempes et du sommet du crâne chez l’homme et du sommet du crâne chez la femme.
Ce processus de miniaturisation des follicules pileux est progressif et irréversible en l’absence de traitement. Il commence souvent dès l’âge de 20 à 30 ans chez les hommes et après la ménopause chez les femmes, moment où l’on observe des modifications hormonales.
La pelade
D’origine auto-immune, elle entraîne une chute soudaine par plaques. Elle peut affecter le cuir chevelu, la barbe, les sourcils, et évoluer vers une alopécie totale. Une repousse spontanée est possible mais les rechutes sont fréquentes. L’examen au dermatoscope permet de confirmer le diagnostic avec les cheveux en point d’exclamation.
Les alopécies cicatricielles
Ces alopécies résultent de la destruction des follicules pileux et leur remplacement par du tissu cicatriciel. Elles sont irréversibles et peuvent être :
- Auto-immunes : lupus, lichen plan, pseudo pelade de Brocq, sclérodermie…
- Infectieuses : zona, acné chéloïdienne, teigne…
- Tumorales : bénignes ou malignes (carcinome, lymphome…)
L’alopécie diffuse
Elle se caractérise par une perte de cheveux uniforme sur toutes les régions du cuir chevelu. Cette chute peut survenir dans la phase de croissance (effluvium anagène) ou la phase de chute (effluvium télogène)
- L’effluvium anagène correspond à une chute brutale des cheveux lors de leur phase de croissance, souvent causée par chimiothérapie, toxines (arsenic), ou radiothérapie.
- Dans le cas d’un effluvium télogène, les cheveux passent prématurément en phase télogène, avec une chute 3 mois après le facteur déclenchant (stress, carence, grossesse, troubles hormonaux).
Il existe aussi des alopécies “évitables”. Parmi elles, la trichotillomanie, liée à un comportement compulsif consistant à s’arracher soi-même les cheveux de manière répétée, ou encore l’alopécie de traction, provoquée par des coiffures trop serrées (tresses, queues de cheval, extensions…), et due à une tension excessive exercée sur les follicules pileux.
Comment traiter l’alopécie ?
De nombreuses solutions existent. Selon la cause de votre alopécie, le Dr Ferry vous proposera le traitement le plus adapté, qu’il soit médicamenteux ou médical.
Supplémentations vitaminiques
Il n’est pas inutile dans certains cas de prescrire une à deux cures par an de 3 mois de prise orale de vitamines du groupe B : B5 (Bépanthène), B8 (Biotine), B2, B6, vitamine E, associées à des acides aminés (méthionine et cystine) et à des oligo-éléments comme le zinc et le fer. Les études contre placebo ont montré un effet significatif sur la croissance des cheveux.
Traitements médicamenteux
Des traitements comme le Minoxidil ou le Finastéride (sous prescription médicale) sont indiqués dans l’alopécie androgénétique.
- Le Minoxidil en lotion est dosé à 2% chez la femme et à 5% chez l’homme. Son efficacité débute après 4 mois d’utilisation ; il prolonge la phase anagène. Lors du traitement par Minoxidil, une accentuation temporaire de la chute peut apparaître le premier mois, liée à l’élimination des cheveux télogènes (cheveux déjà morts).
- Le Finastéride est réservé aux hommes ; il inhibe la 5 alpha-réductase, enzyme responsable de la synthèse de DHT à partir de la testostérone.
Techniques de médecine esthétique
Au sein de son cabinet à Nancy, le Dr Ferry propose de nombreuses alternatives non invasives et efficaces pour lutter contre la chute de cheveux et l’alopécie, notamment :
- La mésothérapie du cuir chevelu
- Les injections de facteurs de croissance capillaire
- Des séances de stimulation par lampe LED
Greffe capillaire
La greffe capillaire représente une solution durable pour les alopécies androgénétiques.
Le choix du traitement dépend de la cause de l’alopécie. Un bilan capillaire sera réalisé lors de la première consultation afin de déterminer l’origine de votre perte de cheveux et de proposer un protocole personnalisé.